Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 17:33

         Ce matin, le bus se traîne sur les lacets de montagne, ses sièges sont inconfortables et son klaxon assourdissant. Quand les premières plantations de thé apparaissent, nous sommes soulagés. Mais voilà, nous ne sommes qu’à soixante kilomètres de Munnar ; il nous reste plus de deux heures de trajet... Patience.

 

         Sur place, nous découvrons un havre de paix. Dabord par la grâce du site mais aussi parceque lair y est plus respirable que dans la vallée. Sur des milliers dhectares, les plants de thé recouvrent les montagnes harmonieusement comme un manteau neigeux fraîchement déposé. Chaque semaine, depuis plus dun siècle, les arbustes sont effeuillés délicatement par les petites mains locales. Les gros bras se chargent dacheminer la récolte vers lusine de traitement perdue dans les montagnes. Tout ce petit monde travaille pour le groupe industriel « TATA« omniprésent en Inde.

Après différentes étapes de séchage, doxydation puis de déshydratation, les feuilles sont prêtes pour linfusion. Ce nectar mélangé à du lait, finement épicé puis généreusement sucré, régale les indiens de laube au crépuscule. Le « chai », comme ils lappellent, est préparé extemporanément par les marchands à chaque coin de rue du sous continent. Servi dans de petits verres, on le déguste debout dans la rue et souvent accompagné dune cigarette vendue à lunité.

Rapidement, la tasse de Chai du matin est devenue la boisson favorite de la colonie. Même les buveurs inconditionnels de café sy sont laissés prendre

 

        C'est bien bon le Chai, mais le petit verre du soir, cest pas mal non plus, surtout quand on est français et de surcroît en vacances. Alors pour assouvir ce besoin primaire, nous avons dû questionner les habitants, essuyer des refus, suivre de mauvaises pistes et sillonner la ville. Sur le point dabandonner, nous avons trouvé une gargote assermentée qui distribue de la piquette en flasques. En quelques secondes, il a fallu nous faufiler dans la queue, faire notre choix comprimés entre les grilles et le comptoir puis payer avant de séchapper.

Plus tard autour de notre « rhum/maaza », Martin nous racontait : « Quelle ne fut pas ma joie de retrouver mes chers globe-trotters après sêtre dit « good bye » à San Francisco, il y a 9 mois. Mais voilà, les jours passant, je dois bien lavouer, jai crû remarquer chez eux un changement singulier. Alors que nos chers sexas gardent leurs habitudes et sont rarement contre un petit godet du soir, les backpackers mettent le ola. Point trop de « Indie beer » Kingfisher, il faut savoir être raisonnable. On se dit cependant que le retour à la réalité française permettra de résoudre cet épineux problème globe-troskiste. »

Rassurez-vous, quelques heures plus tard, alors que le petit dernier frissonnait dans son lit terrassé par une bronchite foudroyante, nous levions le coude à sa santé !

 

On the road again… et un petit dernier pour la route !

 

Par Clémentine et Thomas - Publié dans : Inde
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 17:32

Cliquez sur la photo pour accéder à flickr et visionner l'album de Munnar.

Par Clémentine et Thomas - Publié dans : Inde
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 16:12

           Comme nous étions seuls sur la route depuis plus de six mois, notre famille, nos amis et tout simplement notre cher pays commençaient à nous manquer péniblement. Depuis quelques temps, nous savions qu’août serait le mois des retrouvailles avec une partie de la famille. Plus le jour « J » approchait et plus notre impatience grandissait. Après avoir compté les semaines, les jours puis les heures, ils sont enfin arrivés.

 

 

           Le 2 août à midi, sur le quai de l’embarcadère de Fort Kochi, nous accueillons une équipe de choc. A sa tête Nadine, Jean-Louis et Pierre-Marie. Equipés en routards aguerris, ils connaissent les « dix commandements du Backpacker » sur le bout des doigts. D’ailleurs, lorsqu’on leur propose de l’aide pour les soulager de leurs paquetages on a droit a un refus catégorique. Derrières les deux pti’ frangins trainent la patte. Martin, déjà témoin de notre périple dans l’Ouest américain, se demande ce qu’on lui réserve alors que Pauline, très émue, cache ses larmes derrière ses « Aviators ». Voici ses premières impressions : « ça fait des semaines que j’attendais ce moment. Sur le bateau, en direction de Fort Kochi, je scrutais chaque ponton en espérant les apercevoir. Ont-ils changés, vais- je les reconnaitre? Sur la forme il y a bien quelques kilos en moins mais concernant le fond, seule la suite du voyage le dira. Pour l’instant laissez moi pleurer de joie, c’est si bon d’être ensemble ».

Fort Kochi permet à chacun de s’imprégner de l’ambiance des lieux. Un spectacle de Kathakali, performance théâtrale régionale, offre un concentré de vie kéralaise aux couleurs éclatantes. Ici la communication passe d’abord par les gestes et les regards. Maintenant, tout le monde est prévenu, on nous observe !

 

          Puis c’est parti pour un périple endiablé d’un mois. D’abord, à Allepey, nous avons embarqué sur un house boat afin de découvrir le réseau de canaux formant les fameux backwaters. Les pauses permettent d’apercevoir les maisons de pécheurs construites sur d’étroites bandes terrestres. C’est aussi l’occasion d’échanger quelques mots avec les locaux et de s‘essayer au marchandage avec les pêcheurs. Jean-Louis explique : « Sur l’étale, les tiger prawns (crevettes tigre) étaient superbes, cent grammes chacune au bas mot. Le pêcheur en demandait plus de 900 roupies par Kilo. Pour moi, pas question de dépasser 100 par crevettes. Alors, je lui demandais d’en peser sept. La balance afficha un kilo. Sentant mon envie, il persévérait en m’annonçant 900 roupies, mais lorsque j’en proposais 500, il descendit à 800. Je montais à 600. L’affaire se fit à 700 roupies comme je l’avais prévu ! ».

A suivre...

 

Par Clémentine et Thomas - Publié dans : Inde
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 16:10

Cliquez sur la photo pour visionner le diaporama des backwaters.

Par Clémentine et Thomas - Publié dans : Inde
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 15:59

      Plus tard, en s’enfonçant dans les terres, nous avons pénétré dans la plus grande réserve animalière de l’Inde du Sud. Pas question de s’aventurer dans le Periyar sans garde armé, chacun des trente huit tigres de la réserve veille sur son territoire et peut surgir à tout moment.

 

      Nos premiers pas dans la jungle nous permettent de nous familiariser avec une flore et une faune bien singulière. Nadine, la périyhasardeuse du groupe, nous raconte : « Ah ! Les sangsues… Tapies par milliers dans l’herbe grasse, drue et détrempée, ce sont de drôles de petites bêtes. Mais qu’est-ce quelles ont dans la tête ? A notre passage elles s’accrochent obstinément à nos godillots, tentant de créer par tous les moyens une intimité vampirique avec nos vaisseaux. Et ces coquines réussissent leur coup : aux coudes et aux mains, aux seins comme aux bidons, elles s’accrochent puis aspirent : séquelles immarcescibles! ».

 Après plusieurs heures de marche dans la boue sous une pluie battante nous en savons plus sur la datation des bouses d’éléphant que sur le pachyderme lui-même. Malgré tout, nous atteignons le sommet de la « colline aux éléphants » plein d‘espoir. Le fameux Captain PMH , commentateur assidu de nos articles était sur les lieux accompagné par sa vigilance légendaire : « Rien à droite, rien à gauche. J’avais beau ouvrir grands les yeux…Toujours RIEN. Sous ma cape rouge détrempée, je commençais vraiment à perdre espoir lorsque un bison puissant s’est découvert. A travers les herbes il nous fixait intensément. N’écoutant que mon courage, je mis mes trois petits à l’abris alors que les autres s’organisaient seuls. Que voulez vous ? Dans les situations extrêmes il faut faire des choix ! ».

 

       Finalement tout le monde s’échappe comme il peut et la troupe se réfugie sur l’autre flanc de la colline. Là, une autre rencontre nous attend. Un troupeau d’éléphants se prélasse dans les herbes hautes sans se douter de notre présence. Pendant presque une heure nous assistons au spectacle attendrissant des parents prenant soin de leur progéniture. La suite de la randonnée n’est faite que de morsures de sangsues et de glissades dans la boue alors nous quittons le parc comblés et sans regret.

 

A suivre…

Par Clémentine et Thomas - Publié dans : Inde
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