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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 23:57

 

        A peine libérés de nos trente heures de bus que les sbires des agences de voyage du village de San Augustin de Valle Fertil nous bombardaient de questions ; « d’où venez vous, où comptez vous dormir, quelles excursions vous intéressent ? ». On tient bon, les négociations vont bon train jusqu’à obtenir une chambre pour quelques Pesos à condition de signer pour une excursion et de ne pas dévoiler notre entente aux autres gringos qui n’ont pas pris la peine de négocier !

Une fois installés dans l’auberge parmi nos amies les blattes, nous partons visiter le village. Nous découvrons une autre Argentine. Celle-ci porte les stigmates de la colonisation , elle est aride et nettement plus pauvre.

Il est seize heures et les rues en terre sont désertes, les quelques locaux visibles siestent confortablement assis devant les porches de leurs maisons. A cette époque, le mercure atteint fréquemment les 45°C, difficile de s’affairer dans ces conditions.

Une question nous taraude, comment se fait il que la végétation soit si verte malgré un soleil de plomb et une chaleur harassante. Le ciel nous donne rapidement la réponse puisqu’en quelques minutes il s’assombrit sévèrement avant de lâcher des trombes d’eau suivies d’une lourde grêle. De quoi compromettre nos visites des parcs prévues les deux jours suivants.

               Le lendemain à sept heures, le beau temps est finalement de la partie et c’est rassurés que nous pénétrons le Parc provincial d’Ischigualastu. Le ranger imposé par l’administration du parc nous explique qu’il s’agit du terrain de jeux des archéologues du monde entier depuis la découverte du fossile du plus ancien des dinosaures (l’Eoraptor lunensis). Pour le pékin voire le péquin, ce qui est remarquable c’est la diversité géologique du lieu, on y traverse des dunes colorées avant de sillonner un espace lunaire au sol jonché de sphères minérales pour finir aux pieds de falaises rouges marquant la frontière avec le Parc national de Talampaya.

      Justement, le lendemain c’est ce parc qui a enchanté notre journée. Autour du rio asséché de colossales verticales pourpres tranchent l’horizon désertique. D‘abord respectueux face aux pétroglyphes aborigènes représentant les rapports entre la Nature et l’Homme, par suite vous êtes contemplatifs aux pieds des colonnes de roche, piliers d‘une imaginaire Sagrada Familia. Vous finissez amusés par la faune étrange qui habite ce lieu. Le mara, sorte de lièvre géant y côtoie le zorrito (renard du désert) et autres condors.

En fin d'après midi, nous avons repris la route en direction de Salta non sans avoir profité du Wi Fi de l’administration du parc pour lancer un appel du désert à nos familles. Merci Skype!

 

 

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Published by Clémentine et Thomas - dans Argentine
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commentaires

henri 12/02/2010 19:59


eh bien quelle prose c'est mieux que Tintin au Perou toujours groupie de vos aventures grosses bises de tierce


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