Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:53

     Fuyant l’agitation de la city hongkongaise, nous avons rejoint en ferry la péninsule de Macao (ou Macau). Aux abords de « l’enfer du jeu», nous avons rapidement compris le sens de ce surnom. Ici, les casinos dominent l’ancienne colonie portugaise. Le grand Lisboa est l’immonde chef de file d’une série de casinos qui sont de pâles copies de ceux de Las Vegas. Dans ce quartier, on rencontre plus de chinois attirés par l‘appât du gain que d’amateurs de l’architecture portugaise.

Après une visite express de cette partie de la ville, nous avons arpenté les vieux quartiers avec beaucoup plus d’intérêt. Pour quelques MOPs, nous avons dégoté une des chambres sans plafond d’une auberge traditionnelle de l‘ancienne rue de la joie. Son architecture communautaire assure l’immersion complète dans les mœurs chinoises. Citons par exemple les bruyants gargarismes qui font trembler les murs du matin au soir.


    Au fil de nos promenades, nous avons apprécié différents monuments de l’époque coloniale fraîchement restaurés. De nombreux théâtres, bibliothèques et la surprenante église Sao Paulo qui n’est plus qu’une façade sans murs. Flânant dans le cœur de la ville nous avions presque oublié l’objectif essentiel de cette étape ; obtenir les visas pour la Chine continentale. L’affaire paraissait simple mais rapidement l’enfer du jeu est devenu l’enfer de l’administration. Après avoir tenté notre chance au ministère et s’être fait gentiment refouler, nous sommes tombés par hasard sur une agence de voyage spécialisée. Alors il a fallut montrer pâte blanche pour obtenir un visa de quinze jours transformés en un mois après négociations. Notez que les accords franco-chinois prévoient normalement trois mois !

Le visa en poche et l’esprit serein, nous avons alors profité des délices de Macao. Ses pâtisseries au parfum d’amande, ses viandes séchées ou encore ses nougats croquants ont tellement comblé nos papilles que rapidement nous sommes devenus accros. Chaque détour par les rues commerçantes était l’occasion d’entrer dans les boutiques pour goûter quelques douceurs en prenant l’air intéressé. Par contre, les ailerons de requins et les abalones (ormeaux) nous ont échappé, question de budget. On est backpacker ou on ne l’est pas!
 

     Le soir venu sous la lumière rouge des lampions, la tasse de thé aux cinq fleurs d’un herboriste ambulant rendait à ce lieu l’authenticité que nous étions venus chercher en Chine.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chine
commenter cet article

commentaires

Helena 26/03/2010 23:28


Vous avez profité pour entrainer un peu votre portugais? :P
Bonne continuation en Chine!


Clémentine et Thomas 01/04/2010 13:46



On était super chaud pour lancer un "vagabundo sem vergonha" mais plus personne ne parle portugais à Macao. Par contre plusieurs personnes nous ont demandé si nous étions
brésiliens et nous avons répondu "não falo o português"!


Bises à toi Nega Véia...



Présentation

  • : T&C World Tour
  • T&C World Tour
  • : Carnet de route de Clémentine et Thomas en voyage autour du monde.
  • Contact

Recherche

Carnets De Route Par Pays