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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 08:40

         On va pas jouer les « James COOK », c’est notre guide de voyage qui a influencé notre passage à Ninh Binh. Il faut dire que la présentation de la région par le Lonely Planet a de quoi faire rêver : « Venez découvrir la vie rurale à partir de cette ville de campagne entourée par d’anciens temples, des pics calcaires et des cultures sans fins ».

Pourtant, arrivés sur place, on s’est demandés si on avait bien lu la description du guide. Sur la quatre voies poussiéreuse qui traverse la ville de part en part le flux incessant des poids lourds laisse peu de place aux scooters et encore moins aux vélos. Heureusement à l’écart de cette verrue urbaine, nous avons trouvé un peu de calme à l’ombre des banians pour partager avec les locaux une glace à la coco accompagnée de riz.

 

      Avec un plan très approximatif des environs fourni par le loueur de scooter nous sommes rapidement partis à la découverte des terres promises. La conduite n’est pas évidente sur les dix kilomètres asphaltés qui permettent de quitter la ville. Il faut beaucoup de concentration pour se détacher des klaxons hurlants des camions et anticiper les trajectoires des deux roues qui parfois roulent à contre sens. Si le code de la route est très peu respecté, il existe des règles tacites de conduite. Par exemple, le respect d’une vitesse modérée, pas plus de 35 Kms/h, est la règle d’Or sur les routes.

Une demi-heure après avoir quitté la ville, la campagne s’est dévoilée. A commencer par les nombreux pics calcaires qui s’élèvent du sol en donnant une troisième dimension aux plaines sans fins. Nous étions tellement captivés par ce spectacle que le choix des directions est devenu accessoire. Alternant les chemins de terre et les portions goudronnées, nous avons laissé notre instinct nous guider. Sur le scooter nous étions libres d’aller et venir entre les cultures, traverser les petits villages ou stopper au bord d’un bras de rivière. Plusieurs fois, notre insouciance nous a perdu, peu importe, la bienveillance des villageois était plus pertinente que les indications du plan.

Les temples d’Hoa Lu, seuls vestiges de la capitale construite sous les dynasties des Dinh et Le, ont été la première étape de la journée. Il y a quelques vieilles pierres intéressantes à découvrir et le sommet qui surplombe le site donne un point de vue immanquable sur les temples noyés dans les rizières. Comme souvent en Asie, nous ne sommes pas passés inaperçus parmi la foule et Clémentine a eu l’honneur de poser sur une photo de « famille » unique en son genre.

Nous avons ensuite repris la route en direction de Tam Coc réputé pour ses canaux navigables inondant les rizières d’un paysage karstique. Profitant de la fin d’après midi pour flâner sur le site nous sommes tombés par hasard sur de petits temples isolés. Mais, comme la nuit tombait nous avons dû rebrousser chemin.

 

         Le lendemain, comme une sensation d’exploration inachevée subsistait, nous avons repris la « bécane » en direction de Tam Coc. Cette fois nous étions en territoire conquis, les raccourcis n’avaient plus de secret pour nous et sous nos casques on aurait presque pu passer pour des locaux. Au bout d’un chemin nous avons découvert le site dont la photo illustre Ninh Binh sur notre guide.

Il s’agit d’un temple aménagé en haut d’un pic calcaire surplombant les rizières. Son point de vue se mérite en gravissant cinq cents marches taillées dans la roche. Elles sont si hautes qu’elles en valent mille mais l’effort à fournir n’est rien à côté de la plénitude que l’on ressent au sommet.

En fin de journée, le hasard des chemins nous a égaré au milieu des cultures. A la surface de l’océan de verdure, nous avons pu apercevoir quelques chapeaux coniques émergés pour dévoiler leurs plus beaux sourires.

Durant ces deux jours de vadrouille, nous avons fait quelques rencontres sympathiques avec des autochtones. La plus surprenante s’est déroulée dans une pagode surgie de nulle part. Un vieil homme chargé de l’entretien du temple nous a d’abord invité à saluer des représentations sacrées avant de nous offrir le goûté sur une paillasse. Les quelques mots de Français qu’il connaissait nous ont permis de passer un moment agréable en sa compagnie.

 

       

        Aujourd’hui encore la région de Ninh Binh est qualifiée, à juste titre, d’Ha Long terrestre. Mais ce petit coin de paradis sort peu à peu de l’ombre pour se faire un nom : Tam Coc.

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Published by Clémentine et Thomas - dans Vietnam
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