Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:15

P1090777, première mise en ligne par T&C World Tour.
Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 04:54

     Au fin fond du Nord Est chilien se trouve la zone la plus aride de notre planète, le désert d’Atacama. A sa porte, le village de San Pedro. A première vue, c’est le genre d’oasis inespéré qui offre aux aventuriers assoiffés l’opportunité de se ressourcer avant de repartir. Pourtant, une fois que la poussière est retombée, lorsque l’on y voit plus clair, il y a quelque chose qui dérange ici.

C’est sûr, les maisons sont en pisé et les chemins en terre, mais si vous fuyez les rues brûlantes pour vous réfugier au frais d’une maison, n’espérez pas trouver l’hospitalité d’un autochtone derrière la porte. C’est l’agent de voyage qui vous attend pour sa cuisine ou l’aubergiste qui va vous coucher sur la paille.

A qui la faute? Lorsque le touriste a perdu son âme d’aventurier alors même qu’il n’a jamais connu la soif, voilà ce qui arrive.

 

     L’envol des flamands roses au dessus d’une mer de sel, des lagunes turquoises aux pieds des volcans ou encore un petit déjeuner entourés de geysers, évidemment c’est magique. Mais pour ça on a pris notre ticket et suivi le troupeau. C’est parfois dérangeant de se dire que l’on participe à ça, on voudrait être les premiers. En voyageant, on espère provoquer autant de surprise qu’on en reçoit. A San Pedro c’est trop tard d’autres sont passés avant…

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 04:49

P1090609, première mise en ligne par T&C World Tour.
Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 05:28

       Il y a trois ans, nous avions rejoint nos amis Marie et Vincent, alors en road trip dans les Andes, à la frontière Pérou/Chili. Cette année, le hasard nous a remis sur leur route à Chiloe dans le sud du Chili. Ah, Chiloe, nous allions enfin découvrir cette île du sud chilien dont ils nous avaient tant parlée.

Une fois de plus, ils nous attendaient patiemment au terminal de bus de Castro (capitale de l’île) accompagnés du petit Charlie. Grâce à leur connaissance du « terrain » et leur sens développé du backpacking, ils avaient dégoté une cabaña (maison en bois typique de l’ile) au bord de l’eau. Mais attention, pas celle aux standards « gringo », la vraie. Poêle central au bois (leña), terrasse sur pilotis et cerise sur le gâteau, barbecue rouillé. Vous imaginez le résultat ; petits feux de bois, brochettes marinées par Don Vincente, anecdotes de voyages accompagnées de vin chilien suivies de grasses mat’ prolongées.

       Malgré ces impératifs festifs, nous n’avons pas manqué d’aller à la rencontre des particularités de l’île. Déjà, la situation géographique de Chiloe ne laisse pas de marbre puisqu’elle se trouve au sud de la région des lacs, longée à l’Ouest par le Pacifique et faisant face à l’Est à la Cordillère. Puis son architecture est aussi singulière, avec de nombreuses églises en bois (certaines classées au patrimoine mondial de l‘UNESCO). Mais aussi, les palafitos (cabanes colorées de pêcheurs sur pilotis) ainsi que les maisons traditionnelles en planchettes de bois d’Alerce (sorte de cyprès) superposées comme des écailles de poissons. Vous l’avez compris, le bois et la couleur donnent à ce lieu un côté enchanté alimenté par ses croyances et mythes aujourd’hui encore bien présents. Par exemple la Pincoya, déesse de la mer, qui pour les pêcheurs promet abondance quand elle regarde vers la côte et au contraire pénurie lorsqu’elle se tourne vers le large.

       Enfin, la semaine passée à Chiloe a aussi été l’occasion de rencontrer les amis chilotes de Marie et Vincent. Et malgré notre présence impromptue, ils nous ont tous accueillis chaleureusement ; les amis de nos amis sont nos amis !

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 05:25

Palafitos, première mise en ligne par T&C World Tour.
Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 04:57

       Notre premier contact avec la culture indigène Chilienne remonte à plus de trois ans lors de notre premier voyage en Amérique latine. C’est grâce au récit de voyage de nos amis Marie et Vincent que nous avions eu connaissance de l’existence d’une minorité qui perpétuait les souvenirs et la culture de leurs ancêtres. Marie préparait alors sa thèse d’exercice en pharmacie sur le thème de l’utilisation traditionnelle des plantes dans une clinique Huilliche sur l’île de Chiloé au sud du Chili. Quant à Vincent, aidé par Manuel Muñoz, anthropologue chilien et Huilliche, il effectuait une série de photos sur le thème des indigènes de Chiloé.

Jusqu’alors, pour nous, il ne s’agissait que de représentations de l’esprit alimentées par les écrits et photos de nos amis. Cette fois ci, nous espérions en savoir plus.

      Après quelques jours sur l’île de Chiloé, nos amis nous ont proposé d’aller à la clinique pour rendre visite à leurs anciens collègues devenus amis.

Il s’agit d’une construction en bois perchée sur une colline, difficilement remarquable par le pékin puisque seul le drapeau Huilliche indique le lieu. Ici, nous avons fait la connaissance du Lonko mayor, c’est-à-dire le « chef » Huilliche de Chiloé. Désigné par la communauté, il s‘agit plus d‘un représentant des indigènes que d‘une autorité de fait. Armando, homme réservé de 40 ans à peine, a de lourdes responsabilités sur les épaules notamment celles de transmettre et respecter les us et coutumes de ses ancêtres alors qu’il n’existe pas d’écrits ou encore de conserver la langue originelle qui n’est plus pratiquée.

Après avoir partagé la soupe d’algues (cazuela de cuchayuyo) avec une partie de la communauté, nos amis demandent à Armando s’il est possible de l’accompagner sur l’île de Cailin où il vit avec sa famille afin d’y camper quelques jours. Il accepte sans problème de nous faire profiter de son bateau.

        Une demi heure de navigation plus tard, nous étions sur la petite île de Cailin. La maison d’Armando se trouve sur les hauteurs de l’île et le chemin boueux qui y mène est sévèrement pentu. Nos sacs sont lourds mais le simple fait d’imaginer que les habitants font l’aller-retour plusieurs fois par jour allège notre peine.

Après avoir traversé plusieurs champs nous rencontrons un panneau de bois gravé des huit lettres : Mapu Ñuke (la Terre Mère). C’est ici.  

Nuvia la femme d’Armando nous accueille avec surprise surtout lorsqu’elle aperçoit le fils de Marie et Vincent, Charlie, blondinet âgé d’un an et demi à peine. Tout de suite, elle nous propose de laisser les tentes dans leurs housses et de nous installer à l’étage.

Rapidement, on s’aperçoit que l’espace de vie principal est la cuisine. Le poêle à bois entouré de banquettes est au centre de la pièce afin de réchauffer autant les Hommes que les casseroles. Pendant qu’Armando prépare le Maté (infusion d’herbe) pour la troupe, Nuvia s’agite aux fourneaux. On propose plusieurs fois notre aide mais elle insiste pour qu’on se « descanzar » (se reposer). Il y a aussi le fils unique de la famille, Armandito. Il a cette nonchalance qu’ont les adolescents mais exécute sans ciller tout ce que lui demande sa mère. Il rejoint la cuisine le soir, profitant des trois heures d’électricité quotidiennes produites par le groupe électrogène pour surfer sur le net grâce à une clef 3G.

       Ici, les journées sont rythmées par le jour. Très tôt le matin Armando quitte la maison pour se rendre au centre médical de l’île où en tant qu’infirmier, il assume seul les soins d’urgences des insulaires. Souvent ses responsabilités au sein de la communauté l’obligent à se rendre à Chiloé et rentrer tard le soir. Nuvia pour sa part quitte peu souvent Cailin, elle s’occupe des animaux de la ferme et de l’intendance de sa petite famille. Toute la journée les habitants de l’île s’arrêtent dans sa petite épicerie, l’occasion d’échanger autour d’un « cafecito » (petit café).

Nous avons eu la chance d’assister voire de participer à leurs activités. Un matin, nous avons fait razzia de mariscos (fruits de mer) lors d’une pêche matinale accompagnée par Nuvia. Puis, Armandito contraint par sa mère nous a guidé au pas de course autour de l’île pour nous faire découvrir les plus beaux points de vue sur la mer intérieure.

          Les dîners étaient l’occasion de questionner la famille sur le fonctionnement de l’île et de leur communauté. Difficile de se faire comprendre et de tout entendre, notre espagnol est correct pour le tourisme un peu moins pour débattre sur des sujets sérieux.

Lors de ces repas ce sont les regards et les attitudes qui comptent. Les leurs sont tendres et forts à la fois, parfois soucieux. Comment ne pas l’être lorsque l’unique propriétaire de la majorité des terres qui ont nourri vos aïeux n’est autre que Piñera, président fraîchement élu par une majorité de Chiliens crédules qui ne soupçonne même pas votre existence. Les Huilliches sont sur ces terres depuis des siècles mais pour eux la Terre Mère n’appartient à personne, au fond qui peut prétendre le contraire. Comment assumer pleinement son rôle de Lonko mayor et vivre en harmonie avec les éléments alors que la majorité des Huilliches de l’île travaille dans les salmoneras (pisciculture de saumons) chilotes qui, en plus d’écorcher la beauté des rivages, déséquilibrent la faune et la flore aquatique.

       Finalement, être Lonko mayor c’est sans doute guider les siens et sensibiliser les autres, faire en sorte que tous respectent la Terre autant qu’elle le mérite...

 

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 04:56

P1080265, première mise en ligne par T&C World Tour.
Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 01:33

     Le début de notre périple andin en famille commence par le passage en revue des troupes. Tout d’abord, il y a la « maman », surentraînée et montée sur bâtons de randonnée. La « Marie », enceinte jusqu’aux dents et pourtant toujours devant. Le « frangin », affamé par le climat et obnubilé par l’entrecôte andine. Puis, « la T&C Team », un peu alourdie par les petits déjeuners copieux d’Ushuaia, mais ravie de partager son quotidien de découvertes, surprises et petites misères.

Justement, la première petite misère s’appelle l’Hostel Mirador à Punta Arenas. Mirador, ça sous entend -beaucoup de marches-, quant à Hostel, ça peut vouloir dire ; déco dégueu, sanitaires insalubres et personnel nonchalant. La cerise sur le gâteau, c’est le petit déjeuner complet ; pain rassis, dulce de leche (crème de caramel local) périmé et margarine truffée de surprises. Après deux jours de trajet, il est légitime de trouver ça décevant. Eh bien non, nos petits bleus ont trouvé ça plutôt dépaysant!

  
     Après une journée chez les manchots, les choses sérieuses ont commencé.

Première étape, Puerto Natales afin de préparer le matériel et les provisions pour le treck familial. Dès, le lendemain, nous avons pénétré le parc national « Torres del Paine » chargés comme des mules. Au programme, navigation sur les eaux bleues turquoises du Lago Pehoé suivie d’une journée de marche. Splendide. Le soleil était même de la partie jusqu’au mirador surplombant le glacier Grey. C’est à ses pieds, à quelques mètres de ses icebergs, que nous avons planté les tentes. Alors, nous avons sabré le champagne de « moman » et dégusté le fameux foie gras de Linette, dont la réputation n’est plus à faire.

Le lendemain, c’est un gigantesque arc en ciel qui a enchanté notre réveil. Frais et dispos nous avons rebroussé chemin, aidés par la puissance d’Eole. Une journée inoubliable à travers forêts, glaciers et monts enneigés survolés par les condors andins. Jusqu’au bout, le parc nous a livré ses délices ; guanacos (lamas) et autres flamands roses. Même ses trois tours mythiques, les Torres, ne nous ont pas échappées.

  
     A peine le temps de nous remettre de nos émotions et de la fatigue, que nous quittions Puerto Natales pour El Calafate et son colossal glacier ; le Perito Moreno…

 

 

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 01:32

Lago Pehoe, première mise en ligne par T&C World Tour.
Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 22:37

     C’est en famille que nous avons quitté l’année 2009. Pour mettre tout notre petit monde en appétit, nous avons pris la direction de l'Isla Magdalena perdue dans le Détroit de Magellan.

     Après deux heures de navigation, sans protection d’ozone et sous un soleil de plomb, nous avons posé le pied à terre. Spectacle incroyable. Des milliers de manchots imperturbables vacant à leurs occupations.

Ici, chaque année au mois de septembre, des centaines de colonies rejoignent leurs nids de terre afin d’y pondre puis y couver leurs œufs.

Nous les avons rencontrés à l’époque des premières brasses pour les petits touffus sous l’œil bienveillant de leurs parents aux plumages impeccables.

En observant de très près ces oiseaux, plus proches des Ewoks de La Guerre des Etoiles que des pigeons de la place du Ralliement, chacun y allait de son commentaire. En cherchant de l’humanité chez ces pauvres bêtes, on s’est laissé dire : « Ces deux là se tiennent par la main! », « Celui-ci fait le fier » ou encore « Attention, ils chargent! ».

C’est vrai qu’ils sont attendrissants avec leur démarche maladroite.

Mais attention, vigilance. S’il n’a pas de bras, le manchot a un bec. Et malgré son air débonnaire, tel un backpacker protégeant sa gamelle, il n’hésitera pas à vous picorer le mollet si vous approchez de trop près son nid.
 

      Après plus d’une heure en leur compagnie, il était temps de regagner le continent et fêter la nouvelle année. Nous n’avons pas manqué d’arroser 2010 à coups de Pisco Sur (cocktail local) autour d’un succulent repas préparé par un chef ayant fait ses classes à Lyon et donc flatté de ravir des papilles françaises.

Quand les douze coups ont sonné, sous les feux d’artifice, nous avons levé nos verres al feliz año nuevo, to the happy new year, ein gutes neues Jahr et bien sûr à la bonne année.

Repost 0
Published by Clémentine et Thomas - dans Chili
commenter cet article

Présentation

  • : T&C World Tour
  • T&C World Tour
  • : Carnet de route de Clémentine et Thomas en voyage autour du monde.
  • Contact

Recherche

Carnets De Route Par Pays