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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:11

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Published by Clémentine et Thomas - dans Vietnam
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:11

     Vinh Long est réputée pour être la ville du delta où les « home stays » (séjours chez l’habitant) s’organisent facilement. Deux possibilités s’offrent aux voyageurs qui souhaitent pénétrer l’intimité d’une famille.

La première consiste à passer par une des deux agences de tourisme de la ville. Dans un parfait anglais, on vous propose un programme précis des activités réalisables sur place accompagné d’une série de photos représentant la maison de votre soit disant hôte. En fait, il s’agit plus d’un hôtelier qui a construit quelques baraques tout confort dans son jardin. Sur place, vous pouvez déguster votre hamburger-frites préféré accompagné de votre soda favori dans une ambiance climatisée. Si, si, cette farce très onéreuse s’appelle « séjour chez l’habitant »!

Nous avons opté pour la deuxième possibilité en allant retrouver nos copains des quais. En échange de quelques dollars, ils proposent tous d’aller passer la nuit dans leurs familles pour y découvrir leur quotidien. Ils n’ont pas de brochures, au mieux une carte de visite et ça laisse bien plus de place au rêve.

 

     Comme souvent dans notre épopée, il s’agissait d’une rencontre fortuite sur un quai entre un inconnu baragouinant l’anglais et deux voyageurs chargés comme des mules donc vulnérables. En peu de temps, il a fallu se décider pour se livrer entiers, donner notre confiance en suivant notre instinct.

La traversée du Mékong s’est faite en quelques minutes. Sur la rive opposée, nous étions attendus par la fille unique de la famille. Peu souriante, elle appréciait guère nos arrêts répétés pour serrer les mains des enfants attroupés autour de nous. Clairement, l’adolescente n’était pas là pour le plaisir mais plutôt pour expédier rapidement la mission confiée par ses parents.

Sur cet îlot, les maisons sont construites côte à côte sur des espaces partagés. D’ailleurs, en chemin nous avons traversé plusieurs cours sans inquiéter les propriétaires. Puis, nous sommes arrivés à la maison familiale.

Le confort y est basique mais relativement correct pour cette région. L’eau courante est essentiellement utilisée pour la cuisine et les tâches ménagères alors que le Mékong sert de bain public. L’électricité est parfois disponible et entre deux coupures les ventilos rendent la chaleur tropicale plus supportable.

A peine cinq minutes pour déposer les sacs dans notre chambre avant que la « petite » nous prie gentiment d’aller pédaler sur les pistes jusqu’à l’heure du dîner. Alors, nous sommes partis sur le champ avec la bénédiction du patriarche plus sympathique.

A l’heure de la sieste, nous étions seuls sur les sentiers qui s’enfouissent dans la végétation tropicale. Entre les cocotiers, les papayers et autres jacquiers nous apercevions les façades des habitations. Beaucoup sont en bois et paraissent peu équipées alors que d’autres, plus cossues, sont en briques.

 

      Le soleil tapait sévèrement ce jour là et malgré l’ombre des bananiers qui bordent les pistes nous avons rapidement mouillé la chemise. Pour étancher notre soif, nous avons fait une halte méritée dans une gargote ombragée sur les bords d’un canal. Quelques minutes plus tard, un groupe de vietnamiens intrigués par notre présence s’installait à la table voisine.

Quand ils nous ont invités à partager leur repas, nous avons accepté. Quand ils nous ont offert des verres d’alcool de riz, nous n’avons pas pu refuser. Mais quand ils ont voulu régler la totalité de la note nous étions gênés. Comme ils insistaient…nous les avons remercié. Nous avons même passé l’après midi chez l’un d’entre eux qui tenait absolument à nous présenter sa famille.

 

      En début de soirée, nous étions de retour pour préparer le dîner familial. Notre « receveuse » du matin nous a brièvement présenté sa famille. Ses parents tout d’abord, un couple de quinquagénaires souriant mais ne parlant malheureusement pas un mot d‘anglais. Puis Van, sa cousine étudiante en tourisme qui vit chez eux pour quelques mois afin de perfectionner son anglais.

Même si notre capacité d’adaptation n’est plus à remettre en cause après huit mois de voyage, nous avons eu du mal à trouver notre place dans cet univers. Par exemple, lorsque nous avons voulu participer à la préparation du repas, il valait mieux nous reposer. Puis étonnés par la table dressée avec seulement deux assiettes, nous avons insisté pour que tout le monde s’assied à la même table. Alors Van nous a expliqué qu’ils avaient déjà dîné. Pourtant, à la fin de notre repas aux « chandelles », toute la famille s’est installée sur une autre table pour manger!

A la fin de son repas, le père nous a rejoints pour partager une tasse de thé. Dans le salon, l’ambiance est devenue plus conviviale quand tout le monde a retrouvé son « poste » habituel de veillée . Nous discutions de tourisme vietnamien avec Van pendant que Monsieur fumait sur sa paillasse devant la télé et que sa femme nous écoutait en nous charriant sur les piqures de moustiques.

En fin de soirée, le père de famille a quitté la maison pour regagner sa barque au mouillage sur le Mékong. Il y passe toutes les nuits pour éviter les vols. Alors, aux quatre coins de la maison, chacun a installé sa moustiquaire et branché son ventilateur pour mieux s’abandonner à Morphée.

 

 

      Le lendemain à 6h30, notre petit déjeuner en tête à tête avalé, nous avons regagné Vinh Long un peu déçus par cette expérience. Peut être parce que nous pensions être accueillis en invités alors que le fait de payer nous avait renvoyé à la condition de clients. Malgré tout, les diverses manifestations d’intérêt et de bienveillance des insulaires à notre égard ont confirmé la légendaire hospitalité des habitants du delta. Même les moustiques nous ont gratifiés d’une cinquantaine de leurs piqures, c‘est dire!

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:51

         Difficile de louper le fleuve Mékong quand on voyage sur plusieurs mois en Asie du Sud Est. Il est partout ; de la Chine au Laos en passant par la Thaïlande. Au Cambodge, il commence sa division pour former un delta au Sud vietnamien qui vient gonfler la mer de Chine. Depuis la province chinoise du Yunnan et jusqu’à notre arrivée dans le Sud du Vietnam nous l’avions approché mais jamais aperçu, alors après quelques jours à Ho Chi Minh (Saigon), il était temps de se jeter à l’eau.

 

       Après plusieurs changements hasardeux de véhicules allant du van climatisé au motorbike en passant par l’autobus local, nous sommes « enfin » arrivés à Vinh long. Cette petite ville construite sur les berges du fleuve a conservé une ambiance provinciale authentique contrastant avec la tumultueuse Saigon.

Une fois sur place, nous avons pris la direction des quais en espérant pouvoir arranger, directement avec les pêcheurs, une excursion dans le delta. Pour la forme, on dira que les propriétaires de bateaux rencontrés ont peut être, dans leur prime jeunesse, jeté des filets mais que dans le fond le gros poisson de terre ferme est plus juteux. On les comprend d’autant plus qu’ils sont plutôt sympathiques.

Quelques négociations plus tard, nous étions sur une barque à moteur voguant en direction de Cai Be. Il faut plus d’une heure de navigation pour rejoindre le marché flottant qui se tient dans cette ville mais le trajet à lui seul est une découverte sociologique. La vie s’est organisée sur des milliers de canaux qui traversent la région. Beaucoup de ces vietnamiens sont commerçants ou transporteurs fluviaux, ils vivent sur leurs bateaux entre les cargaisons de riz, de durians, d‘ananas ou de pastèques. Certaines embarcations de fortune sont tellement chargées qu’Archimède fait le maximum pour éviter le pire. Ici, on travaille souvent en famille, pendant que bébé sieste en cabine Madame lance habilement les amarres sous le commandement de Monsieur à la manœuvre.

 

         Le marché flottant de Cai Be se tient dans une enclave aquatique bordée par une foule de maisons sur pilotis surmontées d’antennes. Chaque commerçant se consacre à la vente en gros d’un unique produit destiné aux détaillants qui travaillent sur les marchés terrestres. Ce marché n’est pas le plus important du delta mais il offre une bonne représentation du genre.

Sur le retour, nous avons fait une halte dans une fabrique de produits dérivés du riz où l’on transforme la céréale de façon rudimentaire mais efficace. Les feuilles de riz indispensables à la préparation des nems et rouleaux de printemps sont cuites à la façon de nos crêpes bretonnes alors que le riz est soufflé dans le sable du Mékong chauffé dans un wok géant. Le combustible est facile à trouver puisqu’il s’agit ni plus ni moins des écorces de riz des tournées précédentes.

Alors que nous regagnions Vinh Long par le réseau de canaux étroits qui sillonne ce territoire mi fluvial mi terrestre, nous avons approché les berges. Bien que la végétation tropicale dense donne à première vue une impression de terre vierge, chaque espace est colonisé par les hommes. Entre les maisons régulièrement réparties, on aperçoit quelques lopins de terre plantés d’arbres fruitiers.

 

         Même si ce type d’excursion sur le Mékong permet de capter l’ambiance du delta, elle met le voyageur en quête de rencontres dans une position de passivité qui dérange parfois. Comme nous voulions devenir « acteurs » sur ces terres inconnues, il n’y avait qu’une possibilité ; réembarquer le lendemain pour un de ces ilots.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:44

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:24

    En poursuivant notre traversée du Vietnam vers le sud, nous avons fait escale sur la côte à Hoi An.

Située à mi chemin entre Hanoi et Saigon (Ho Chi Minh City), la petite ville dégage un charme singulier. Bordée par la rivière Thu Bon, elle se distingue de ses voisines de la côte par une architecture riche qui lui vaut une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Voilà l’attrait principal de cette vieille cité ; un pont couvert japonais datant du seizième siècle, des pagodes à chaque coin de rue et surtout une multitude d’influences architecturales. Le style chinois hérité d’une époque où le commerce de la soie battait son plein se mêle à l’architecture coloniale française.

 

    En plus d’avoir du style, la ville a conservé sont goût pour les étoffes à travers la couture. En effet, elle compte plus de trois cents tailleurs travaillant de l‘aube au crépuscule sans relâche. Ils sont partout ; au frais dans les belles bâtisses classées, entassés sous le toit en tôle du marché, ils se livrent une concurrence sévère jusqu‘aux portes de la ville. Une robe de soirée, des chaussures dernier cri, un costard ajusté et même un manteau pour l’hiver prochain, vos désirs sont exaucés en 24 heures chrono voire même emballés puis postés si vous le souhaitez. La Mecque du « Made in Vietnam » en somme. De la copie de grande marque à la confection personnalisée, il n’existe pas de limite pour les tailleurs d’Hoi An. D’ailleurs, ils promettent tous une qualité équivalente à l’originale, enfin comme ils disent ici, ce sera « same same… but different ».

 

    Echappant aux mille tentations du centre historique, nous sommes partis explorer les alentours en embarquant sur le bac qui relie l’île voisine. A bord, il y avait quelques passagers, beaucoup de motobikes et nos deux bicyclettes. Une fois débarqués, nous avons assisté aux travaux agricoles au gré des chemins de terre. La récolte du blé est essentiellement manuelle, parfois aidée par quelques outils et machines rudimentaires mais toujours à l’ombre du chapeau conique.

 

    En fin d’après-midi, nous avons pris la direction de la plage située à quelques kilomètres du centre ville. Parmi les locaux venus se détendre en ce début de week-end, nous avons profité d’une baignade rafraîchissante. Les nombreux groupes assis sur les rabanes colorées profitaient de l’ambiance décontractée et festive pour déguster, Cao Lau et Wonton, les plats typiques de la région.

 

     A la tombée de la nuit, nous avons rejoint les quais de la ville pour admirer les couleurs fauves du coucher de soleil sur la rivière.

Assis sur les chaises en plastique rouge de notre gargote préférée, nous avons commandé deux bières « La rue », petit clin d’œil à nos sept mois de voyage loin de notre cher pays. Chin, Chin la France!

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:20

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 08:40

         On va pas jouer les « James COOK », c’est notre guide de voyage qui a influencé notre passage à Ninh Binh. Il faut dire que la présentation de la région par le Lonely Planet a de quoi faire rêver : « Venez découvrir la vie rurale à partir de cette ville de campagne entourée par d’anciens temples, des pics calcaires et des cultures sans fins ».

Pourtant, arrivés sur place, on s’est demandés si on avait bien lu la description du guide. Sur la quatre voies poussiéreuse qui traverse la ville de part en part le flux incessant des poids lourds laisse peu de place aux scooters et encore moins aux vélos. Heureusement à l’écart de cette verrue urbaine, nous avons trouvé un peu de calme à l’ombre des banians pour partager avec les locaux une glace à la coco accompagnée de riz.

 

      Avec un plan très approximatif des environs fourni par le loueur de scooter nous sommes rapidement partis à la découverte des terres promises. La conduite n’est pas évidente sur les dix kilomètres asphaltés qui permettent de quitter la ville. Il faut beaucoup de concentration pour se détacher des klaxons hurlants des camions et anticiper les trajectoires des deux roues qui parfois roulent à contre sens. Si le code de la route est très peu respecté, il existe des règles tacites de conduite. Par exemple, le respect d’une vitesse modérée, pas plus de 35 Kms/h, est la règle d’Or sur les routes.

Une demi-heure après avoir quitté la ville, la campagne s’est dévoilée. A commencer par les nombreux pics calcaires qui s’élèvent du sol en donnant une troisième dimension aux plaines sans fins. Nous étions tellement captivés par ce spectacle que le choix des directions est devenu accessoire. Alternant les chemins de terre et les portions goudronnées, nous avons laissé notre instinct nous guider. Sur le scooter nous étions libres d’aller et venir entre les cultures, traverser les petits villages ou stopper au bord d’un bras de rivière. Plusieurs fois, notre insouciance nous a perdu, peu importe, la bienveillance des villageois était plus pertinente que les indications du plan.

Les temples d’Hoa Lu, seuls vestiges de la capitale construite sous les dynasties des Dinh et Le, ont été la première étape de la journée. Il y a quelques vieilles pierres intéressantes à découvrir et le sommet qui surplombe le site donne un point de vue immanquable sur les temples noyés dans les rizières. Comme souvent en Asie, nous ne sommes pas passés inaperçus parmi la foule et Clémentine a eu l’honneur de poser sur une photo de « famille » unique en son genre.

Nous avons ensuite repris la route en direction de Tam Coc réputé pour ses canaux navigables inondant les rizières d’un paysage karstique. Profitant de la fin d’après midi pour flâner sur le site nous sommes tombés par hasard sur de petits temples isolés. Mais, comme la nuit tombait nous avons dû rebrousser chemin.

 

         Le lendemain, comme une sensation d’exploration inachevée subsistait, nous avons repris la « bécane » en direction de Tam Coc. Cette fois nous étions en territoire conquis, les raccourcis n’avaient plus de secret pour nous et sous nos casques on aurait presque pu passer pour des locaux. Au bout d’un chemin nous avons découvert le site dont la photo illustre Ninh Binh sur notre guide.

Il s’agit d’un temple aménagé en haut d’un pic calcaire surplombant les rizières. Son point de vue se mérite en gravissant cinq cents marches taillées dans la roche. Elles sont si hautes qu’elles en valent mille mais l’effort à fournir n’est rien à côté de la plénitude que l’on ressent au sommet.

En fin de journée, le hasard des chemins nous a égaré au milieu des cultures. A la surface de l’océan de verdure, nous avons pu apercevoir quelques chapeaux coniques émergés pour dévoiler leurs plus beaux sourires.

Durant ces deux jours de vadrouille, nous avons fait quelques rencontres sympathiques avec des autochtones. La plus surprenante s’est déroulée dans une pagode surgie de nulle part. Un vieil homme chargé de l’entretien du temple nous a d’abord invité à saluer des représentations sacrées avant de nous offrir le goûté sur une paillasse. Les quelques mots de Français qu’il connaissait nous ont permis de passer un moment agréable en sa compagnie.

 

       

        Aujourd’hui encore la région de Ninh Binh est qualifiée, à juste titre, d’Ha Long terrestre. Mais ce petit coin de paradis sort peu à peu de l’ombre pour se faire un nom : Tam Coc.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 08:30
 

Pour visionner le diaporama des photos de notre road trip en scooter cliquez sur la photo.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:07

     Au Vietnam, on vous vend la baie d’Ha Long dès la capitale. Là bas, prendre un touriste par la main ça peut signifier le caler au fond d’un bus à 6h du mat’, le jeter sur le pont d’un bateau charter à 10 pour le renvoyer dans sa chambre à 18. Les offres promotionnelles sont si nombreuses qu’elles donnent le tournis. Bien sûr, le sourire vietnamien est de rigueur et on a vite fait de se faire embobiner. Pourtant, explorer la baie en évitant Ha Long city c’est possible. Il faut avoir le temps de sortir des sentiers battus pour se diriger vers l’île de Cat Ba où le nombre d’intermédiaires est réduit.

 

    Le soir de notre arrivée sur cette île, la sincérité apparente de notre logeur nous a décidé pour une croisière de deux jours sur un petit bateau prévu pour accueillir six passagers. En cette saison, les bateaux font rarement le plein et le lendemain matin nous n’étions que cinq à embarquer sur le navire en bois. En plus des deux membres d’équipage, Roy originaire de Cairns en Australie nous accompagnait.

L’orage du début de matinée a vite laissé place aux éclaircies et notre conversation avec l’australien a pu continuer sur le pont. Malgré nos progrès en Anglais, comprendre ce grand bavard est devenu « The » challenge de la croisière.

A quelques Mille du port de Cat Ba, nous étions au cœur du site. La baie d’Ha Long est connue mondialement, elle a fait l’objet de nombreux reportages et avant d’y naviguer nous éprouvions la sensation de déjà la connaître. Pourtant, le nombre impressionnant de pics calcaires qui sortent de ses eaux reste un spectacle époustouflant. Chaque pain de sucre est couvert d’une forêt tropicale dense abritant une espèce de singe endémique, le langur.

Ce qui est plus inattendu quand on visite la baie, c’est la vie lacustre qui s’y est développée. En plus des pêcheurs qui habitent leurs bateaux, des familles ont construit des « baraques » flottantes. Elles vivent pour la plupart de l’élevage de poissons dans les bassins organisés autour de leurs maisons, mais d’autres sont épiciers flottants ou encore pompistes des mers.

 

    Notre première journée a été rythmée par les visites des grottes profondes creusées dans le calcaire et les bains de soleil sur le pont. En fin d’après-midi, alors que Roy quittait le bateau pour rejoindre la terre ferme, nous avons profité d’un canoë pour approcher de plus près ces villageois atypiques. Pour prévenir le vieillissement de leurs peaux claires beaucoup de femmes portent un masque intégral et des gants longs en plus du nón (le chapeau conique vietnamien). Les hommes par contre ne craignent pas le soleil qui tanne leurs peaux au fil des saisons. Sur les villages flottants de la baie, le manque d’eau potable et d’espace rend les conditions de vie difficiles mais les habitants restent souriants et très généreux en termes de «Hello» international.

 

    En fin d’après-midi, notre petite virée sans Roy s’est transformée en croisière privée, grande classe! Alors, nous avons gouté à la cuisine du chef. Au menu des écrevisses, des calamars, du poisson et des nems à la hauteur de la réputation de la cuisine vietnamienne.

Plus tard, un grand lit douillet nous a été dressé dans la cabine, de quoi nous faire oublier notre condition de routard. Mais la grande vie n’a duré que quelques heures puisque nos copines, les blattes, sont venues nous rejoindre. Les mignonnes étaient si bien sur nos oreillers que nous avons pris nos bons vieux duvets pour passer la nuit sur le pont.

A vrai dire, sans cette mésaventure nous serions passé à côté d’un moment fabuleux. Dans la nuit claire, pendant que le bateau dessinait des ronds autour de son ancre, une bise légère venait caresser nos visages. Sur le pont flottait une ambiance singulière ; il y avait le silence troublant de la mer et les silhouettes rassurantes de la roche.

 

 

    Le lendemain, nous avons mis le cap sur le Nord Est pour explorer un peu plus cette immense espace.

Au mouillage dans une petite crique, nous avons repris les pagaies accompagnés du capitaine. La présence de milliers de coraux bleus, verts et rouges, qui affleurent la surface, rassure sur la qualité de l’eau bien que beaucoup de déchets provenant des villages flottants encombrent certaines zones.

Après une baignade rafraîchissante, le déjeuner a confirmé les talents du cuisinier. A peine le temps d’une petite sieste digestive sur le pont que le port de Cat Ba se dessinait à l’horizon.

 

 

   Sept mois de voyage au compteur et toujours autant d’émerveillement, On the road again…

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:03

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